jeudi 15 août 2013

Faut pas le dire que j'fais une dépression

En général, le matin, ça va. Le matin, tout est frais et nouveau, tout peut bien aller, je fais des listes de tâches qui ne s'accompliront probablement pas, je bois mon café fait avec ma machine expresso de bourgeois et je le déguste le sourire aux lèvres, j'me gratte la poche en face de la porte arrière, baigné dans un rayon de soleil. Je prends une douche. Je me touche. Je me recouche.

Erreur.

Je me réveille l'après-midi et je n'ai envie de rien. En fait, je mangerais un gros tas de sacs de chips, je boirais un 2 litres de Coke Zero en regardant des séries toute la journée, mon chat gras comme seule compagnie, ma bedaine de bière comme seul achievement.

J'ferais rien, fuck all rien pantoute, comme dirait l'autre.

Ma mère s'inquiète. Ma blonde veut que j'aille voir un psy.

Le problème avec ma dépression, c'est qu'elle se pointe en plein été, pendant les vacances, pendant que tout va bien au paradis des gens en congé, dans une année pleine de travail, d'argent, d'amour, de sexe, rien à signaler, rien à dépresser.

Le problème avec ma dépression, c'est qu'elle s'amplifie au fil de la journée qui s'étire, qu'elle devient plus grosse que ma volonté au tic-tac des whatever qui rythment tout ça, et que je finis la soirée un peu saoul à me demander ce que je fais sur la terre en passant un autre niveau à Candy Crush.

Un réveil Fun., un coucher Radiohead.

Ça me fait chier. Ça vous plaît.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire